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Actualité

29/12/2015

Moustique Tigre

 

La présence de moustiques tigre a été authentifiée fin septembre à Toulaud. Il a également été détecté en 2015 à Soyons et Charmes.

Le moustique tigre est très facile à identifier grâce à ses rayures noires et blanches présentes sur le corps et sur les pattes qui lui donnent un aspect très contrasté. Il est également appelé Aedes albopictus et peut, dans certaines conditions bien particulières, transmettre la dengue ou le chikungunya.
C’est un moustique de petite taille (plus petite qu’une pièce d’un centime d’euro) ne dépassant pas 1 cm d’envergure.

 

La vie d’un moustique se déroule sous quatre formes distinctes : l’œuf, la larve, la nymphe et l’adulte. L’œuf du moustique tigre doit être mis en eau pour éclore et donner naissance à une larve. La larve se nourrit en filtrant la matière organique et passe par quatre stades larvaires, séparés à chaque fois par une mue. La larve se change ensuite en nymphe, stade au cours duquel se produit la métamorphose, et pendant lequel le moustique ne s’alimente pas. Une fois la métamorphose accomplie, l’enveloppe de la nymphe s’ouvre pour laisser émerger l’adulte, mâle ou femelle. D’une phase aquatique, le moustique passe alors à une phase aérienne.

 

Peu de temps après l’émergence, mâles et femelles vont s’accoupler. Les femelles ne s’accouplent généralement qu’une seule fois dans leur vie et conservent le sperme dans des organes spécifiques, les spermathèques. Une fois fécondée, la femelle va partir en quête d’un hôte (homme, mammifère, oiseau…) à piquer. Le sang prélevé permet de fournir à la femelle les protéines nécessaires au développement de ses œufs. Après trois ou quatre jours, les œufs arrivent à maturation. La femelle recherche alors un gîte larvaire pour pondre ses œufs. Ce cycle piqûre-ponte (appelé cycle gonotrophique) se répète jusqu’à la mort de l’insecte. Ainsi, seules les femelles piquent. Les mâles, eux, se nourrissent uniquement de jus sucré, de nectar.

 

 

La forte plasticité écologique du moustique tigre lui a permis une adaptation rapide dans un très large éventail d'habitats. L’espèce est adaptée à l'environnement humain et se développe préférentiellement dans des environnements péri-urbains, ainsi que dans des zones urbaines très denses. Les gîtes larvaires originels d’ Ae. albopictus étant de petits gîtes formés par des plantes retenant de l’eau (souche de bambou, broméliacées ou trous d’arbres), celui-ci a colonisé toutes sortes de récipients et réservoirs artificiels ainsi que d’éléments du bâti disponibles en milieu urbain (vases, pots, fûts, bidons, bondes, rigoles, avaloirs pluviaux, gouttières, terrasses sur plots…).

Le moustique tigre est capable de transmettre à l’homme différents virus dont ceux de la dengue et du chikungunya. Bien que ces maladies sévissent principalement en zones tropicales, la survenue de cas autochtones (contractés sans voyage) en France métropolitaine représente un risque bien réel. L’exposition des moustiques tigres présents en France aux virus de la dengue et du chikungunya est notamment possible lorsque des voyageurs, de retour de pays où ces maladies sont présentes (Antilles, Amérique du Sud, Asie du Sud-Est, Océan Indien) reviennent infectés, introduisent ces virus en France métropolitaine et se font piquer par des moustiques tigres locaux. Après quelques jours, ces moustiques seront capables de transmettre à leur tour, sur le territoire métropolitain, le virus à une personne qui n’a pas voyagé.

Aedes albopictus est adapté à l'environnement humain et se développe préférentiellement dans des environnements péri-urbains, ainsi que dans des zones urbaines très denses. Les gîtes larvaires originels d’Ae.albopictus étant de petits gîtes formés par des plantes retenant de l’eau, celui-ci a colonisé toutes sortes de récipients et réservoirs artificiels ainsi que d’éléments du bâti disponibles en milieu urbain (vases, pots, fûts, bidons, bondes, rigoles, avaloirs pluviaux, gouttières, terrasses sur plots…). Voici quelques conseils pour éviter la prolifération de cette espèce :

 

  • Coupelles sous les pots de fleurs, vases : videz-les régulièrement (au moins une fois par semaine) ou supprimez-lez
  • Seaux, matériel de jardin, récipients divers : videz-les puis retournez-les, ou mettez-les à l’abri de la pluie.
  • Bidons de récupération d’eau : recouvrez-les à l’aide d’un filet moustiquaire ou de tissu, en vous assurant que les moustiques ne pourront pas accéder à l’eau.
  • Bassin d’agrément : introduisez des poissons, qui mangeront les larves.

 

Plus d'informations sur : http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Depliant_moustique_2012.pdf

 

 


 

 


 


 

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