L'agriculture à Toulaud



Au 19ème siècle, la plaine ainsi que la montagne paraissent représenter un milieu relativement découvert grâce aux prairies, landes et labours, l’emportant sur la forêt. Le milieu ouvert (élevage - landes) dominaient autour de 1850 avec 35% du territoire environ. (Landes 30%, prés 2%, pâtures 1%). Les terres labourables représentent 29%, la vigne 2,5% et les forêts 35%. Le séchage du foin se fait sous forme de meule et reste dehors. (Source : diagnostic environnemental de Toulaud).


En 1950, la commune compte plus d’une centaine de fermes dont une trentaine dans la montagne. La production céréalière et l’élevage bovin-ovin-caprin sont prédominantes. Dans la plaine il y a des cerisiers, des amandiers, des abricotiers. Certains chemins de randonnée portent encore les vestiges, de par leurs noms, de ces cultures florissantes, même si les arbres concernés ont disparu. « Chemin des Amandiers »… Dans la montagne, on trouve aussi des cerisiers mais aussi des châtaigniers.






« De mai à juillet, les journées ne sont pas assez longues pour cueillir les cerises et faire les foins, que des prévisions météo reposant plus sur d’aléatoires dictons populaires que d’une réelle précision scientifique ne facilitaient pas vraiment » Michel Létang pour l’Hebdo de l’Ardèche, août 2020.

Aujourd’hui, le paysage est marqué par l’abandon des terres les moins productives et la plupart des exploitations sont concentrées sur les terres les plus fertiles. L’agriculture dans la plaine est dominée par la culture de céréales et par l’arboriculture. On dénombre 329ha de terres labourables. Les prairies de fauches représentent 14%, les pâturages 23% et les arbres fruitiers 8%.

Ces pratiques agricoles redynamisent les paysages ruraux. Néanmoins, elles aboutissent à une standardisation des paysages et une perte du savoir-faire traditionnel favorable à une certaine diversité. Pour autant, les paysages ruraux restent un élément patrimonial et l’agriculture constitue un moyen de valorisation du territoire par les productions et l’occupation des terres mais aussi par le maintien d’une identité culturelle, à travers la conservation des terroirs.

Par ailleurs, l’entretien des arbres en émonde ou en têtard sont des témoins de pratiques agricoles patrimoniales et favorables à la biodiversité. Ces arbres témoignent de pratiques agricoles anciennes. Les branches de frênes, de peupliers et de saules étaient utilisées pour nourrir les troupeaux et pour le chauffage. Avec le temps, les arbres ont tendance à se creuser et servent alors de refuge à une faune variée, à préserver pour la biodiversité.
Source : diagnostic environnemental de Toulaud